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3 bonnes manières de maintenir un équilibre de vie

Un équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle

Les 3 bonnes manières de maintenir un équilibre entre vie privée et vie professionnelle nécessaire à son épanouissement

équilibre équilibristeTrouver un équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle est un vaste sujet d’actualité à l’heure où les réductions d’effectifs s’accentuent dans les entreprises et que les périodes de congés accroissent cette difficulté. Ces mois normalement propices à plus de détente, si l’on peut dire, provoquent pour certains une augmentation de la fatigue. Nombreux sont ceux qui démarrent leurs congés sur les rotules comme dit l’expression. Il reste donc très difficile d’établir un équilibre quand les horaires et l’organisation que l’on subit ne s’y prêtent pas.

Les recommandations d’usage sont de trouver un équilibre dans tout cela afin de ne pas se négliger et de prendre soin de son espace privé. Passer le temps nécessaire à ses relations familiales et amicales, ses loisirs, son repos, sont importants pour ne pas glisser à terme vers un burnout trop souvent présent dans les statistiques actuelles des arrêts maladies.

Cependant, la mise en pratique reste difficile. Les raisons sont multiples. La première réside dans la difficulté à dire non. Dire non aux obligations ou aux délais impossibles qui imposent de continuer à travailler tardivement ou chez soi. Cette difficulté provient notamment de peurs quant aux conséquences à ne pas répondre aux attentes. Cela peut également couver sous la peur de ne pas être à la hauteur d’une mission qu’on a prétendu pouvoir assumer et porter à terme. Une autre raison est l’installation d’habitudes. On ne bascule pas d’un coup dans un déséquilibre de vie. Cela s’installe peu à peu. Et telle la grenouille plongée dans une eau froide dont l’eau est portée à ébullition peu à peu, on ne s’échappe pas de la marmite de la surcharge de travail. Ainsi, la vie privée se voit peu à peu négligée sans que cela ait pu être assez notable pour préserver son espace de vie. Ces habitudes de travail et d’investissement personnel en terme de temps, ces sacrifices sont tellement installés parfois qu’il faut un événement dramatique comme le burnout ou un divorce pour faire prendre conscience à certains qu’ils ont basculé dans un déséquilibre nocif.

Alors comment faire pour maintenir ou revenir à ce précieux équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle ?

Une trop grande assurance qu’on va réussir à tout gérer est la première cause de bascule.

Première bonne manière

La première action se présente dans la prévention. Pour ne pas « tomber dans le déséquilibre », prévenir plutôt que guérir reste la meilleure de choses à faire.

Beaucoup négligent l’importance de ce maintien et de garder en tête qu’à tout moment on peut « déraper ». Une trop grande assurance qu’on va réussir à tout gérer est la première cause de bascule. Voilà pourquoi il est nécessaire d’en parler, d’en avoir conscience. Les premiers signes viennent souvent du conjoint ou des enfants qui se plaignent d’une absence trop répétée. Il faut en tenir compte et s’interroger de la durée normale que doit prendre un nouvel investissement au travail.

Une bascule de l’équilibre de vie ne se traduit pas seulement par un surinvestissement en temps. Il peut s’agir d’un surinvestissement émotionnel ou en énergie. Les pensées sont focalisées sur le travail, le projet en cours, l’équipe. Les signes sont les mêmes, la famille notera une absence « mentale » ; vous êtes là, mais la tête est ailleurs, vous n’êtes plus engagé dans les activités familiales, amicales malgré votre présence.

Bien sûr, il faut être parfois « sur le pont » et donner le coup de punch pour assurer un besoin comme tenir des délais, assumer une période de pointe, d’absences des collaborateurs, mais cela ne doit durer qu’un temps. C’est la bascule dans la prolongation qui fait perdre de vue la logique d’investissement. Et c’est là que les remarques de nos proches ont toute leur importance. Ils sont le garant des dérapages potentiels.

La vie privée n’a plus d’espace « officiel » au travail. Et pourtant, « officieusement », la réalité est tout autre.

Deuxième bonne manière

Un autre élément permettant le maintien de son équilibre de vie réside dans l’idée d’inverser la fausse croyance que la vie privée doit être cloisonnée par rapport au travail. Il est tellement admis que la vie privée reste à la maison, « qu’il ne faut pas mélanger », qu’à force d’entendre ces phrases types assénées (et par qui donc ?), la vie privée n’a plus d’espace « officiel » au travail. Et pourtant, « officieusement », la réalité est tout autre.

équilibre heureuxN’avez-vous jamais pris vos rendez-vous médicaux ou passé vos appels administratifs pendant vos horaires de travail ? N’avez-vous jamais envoyé de texto à vos ami(e)s du bureau ? Parlé de votre dernière rencontre avec votre collègue ? Échangé sur vos derniers achats ? Évoqué l’arrivée prochaine de votre nouveau-né ? Pris votre après-midi parce que l’école vous a appelé en urgence que votre enfant était malade ? Bref, vous l’aurez compris, les raisons d’invoquer sa vie privée au travail sont nombreuses. Pour autant, on s’en défend souvent et on reste limité dans ces partages ou effusions collectives.

Pour certains, c’est la pudeur qui les en empêche, pour d’autres, c’est la croyance que cela n’a rien à faire dans le contexte professionnel, enfin pour d’autres, c’est par désir de protection du champ privé et intime. Quelles que soient les raisons, parler de sa vie privée reste un choix, mais qu’on le veuille ou pas, la vie privée influe sur la vie au travail. Les personnes les plus assertives incluent dans leur sphère professionnelle une grande partie de leurs rôles extra-professionnels. Selon les cultures, les pays ou les entreprises cela se manifeste plus ou moins.

Mais alors quelle importance cela a-t-il quant à l’équilibre de vie privée et vie professionnelle ?

Il n’est bien sûr pas question dans tout cela de substituer les heures de travail en heures privées, ni de provoquer la foudre de votre responsable. Non, l’importance de mettre le doigt sur ce détail permet de s’interroger sur une chose essentielle : si vous admettez d’empiéter sur la vie privée avec des affaires professionnelles, pourquoi l’inverse ne serait-il pas admissible « dans une certaine mesure » ? Si votre activité impose que certaines règles changent, comme par exemple apporter du travail à la maison le soir, ne serait-il pas juste et équilibré que vous puissiez faire quelques courses privées après le déjeuner entre 13h00 et 14h00 ? Arriver plus tard le matin pour déposer vos enfants à l’école ? Partir de temps en temps plus tôt pour régler des affaires personnelles ? Dans la majorité des cas, la règle d’or est « pendant les horaires de bureau, c’est pro ! ». C’est vrai, le règlement interne le précise, mais alors pourquoi ces règles ne valent pas dans l’autre sens et que le travail empiète dans votre vie privée ? Si simplement cette réflexion vous permet d’argumenter en votre faveur, c’est déjà une bonne piste.

Rappelons que la problématique de l’équilibre de vie privée et vie professionnelle concerne majoritairement les cadres et que bien souvent ceux-ci ont des horaires modulables ou des plages d’obligation professionnelle dans la journée bien précises. C’est donc tout à fait possible.

Et pour finir sur ce point, il faut bien entendu prendre en compte que l’être humain ne peut pas laisser à la porte du bureau ses émotions et son vécu. La sphère privée est présente, peut-être que l’intime reste discret mais il n’en demeure pas moins que si nous laissons les choses fuser dans un sens il est normal qu’elles finissent par fuser dans l’autre. Les startups sont bien conscientes de ce phénomène et les aménagements d’horaires vont dans ce sens. La souplesse des horaires pour que chacun puisse s’épanouir dans son travail commence à se répandre. Ce n’est certes pas encore le cas de nos administrations, mais il n’est pas de petit changement qui ne soient pas bénéfiques. Il faut commencer par oser. L’équilibre est à ce prix-là, au prix d’une revendication équilibrante.

Si donc vous vivez votre métier comme une passion, n’oubliez pas de mettre de l’intime dans cette passion également.

Troisième bonne manière

Enfin, la dernière piste pour maintenir son équilibre, c’est tout simplement de ne pas faire de son travail le seul centre de sa vie. Certains par crainte de perdre leur travail, d’autres par la croyance que c’est en acceptant certaines fonctions qu’ils atteindront leur objectif de réussite. Quoi qu’il en soit, le travail devient l’activité majeur au risque de perdre de vue le sens de la vie.

Réussir sa carrière professionnelle n’est pas toujours réussir sa vie. C’est d’autant plus vrai pour ceux qui quittent tout pour vivre leur passion et, en omettant de vivre leur vie pleinement sur tous les plans, rentrent ainsi dans un cercle plus vicieux que vertueux. Qu’ils soient entrepreneurs ou salariés, ces personnes font de leur travail leur passion principale. C’est peut-être la réalité qu’ils souhaitent vivre mais cela n’est viable que si la vie privée s’inclue dans la vie professionnelle, comme par exemple un couple qui créé sa société, des artisans qui vivent de leur passion. Dans la majorité des cas, vivre sa vie professionnelle sans tenir compte de la vie privée, aura tôt ou tard des répercussions.

Si donc vous vivez votre métier comme une passion, n’oubliez pas de mettre de l’intime dans cette passion également, et faire que vos relations amicales, familiales ou sociales disposent d’un espace pour qu’elles soient viables. Choisir de faire de son travail le centre de sa vie n’est donc pas impossible à condition qu’au centre de cet ensemble se trouve aussi le cercle intime.

Vous l’aurez sans doute compris, ces 3 pistes permettent de maintenir un équilibre, si tant est qu’on soit conscient et désireux de le préserver. Malheureusement, beaucoup ont déjà perdu de vue cet aspect et ne pourront en sortir qu’au prix d’une « grosse prise de conscience » ; n’attendez donc pas de basculer dans un rapport qui vous soit préjudiciable et prenez les devants dès à présent.

Maintenir cet équilibre, le chercher et le défendre est essentiel pour pouvoir s’épanouir sur tous les aspects de sa vie.

Un article de Béatrice Gomez

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Béatrice Gomez

Coach et formatrice chez Béatrice Gomez Coaching
Coach et Formatrice
Accompagnement collectif et individuel

Certifiée CESA Coaching d'organisation à HEC et Master coach à L’institut des Neurosciences par David Lefrançois, issue du management des SI, Béatrice intervient au cœur des complexités des collectifs et des projets pour accompagner les changements. Elle a fondé trouvermonemploi.com et accompagne vers l’évolution et l'épanouissement professionnel par des ateliers collectifs ou en coaching individuel. Favorisant la diversité et complémentarité dans sa démarche, elle combine les approches (neurosciences, PNL, Systémiques, EFT, supports projectifs...) pour favoriser les processus d'apprentissage et de transformation

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