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Sentiment d’abandon et dépendance affective, quel lien ?

Le sentiment d’abandon

Comment le sentiment d’abandon influence-t-il notre vie ?

sentiment d'abandon

Suite à l’article de Cristina Marques publié récemment sur le blog, et à l’intérêt énorme que ce sujet a suscité parmi vous, « En quête de Bonheur » a demandé à quelques coachs de donner des pistes complémentaires pouvant aider les personnes souffrant de dépendance affective.

Dans ce cadre, basé sur son expérience et son vécu, An-Sofie Green, propose à travers cet article, de parler du sentiment d’abandon, ce besoin vital d’être aimé à tout prix, qui pourrait parler à certaines personnes, déclencher peut-être chez elles une prise de conscience sur les raisons de cette dépendance, ou tout simplement leur offrir un rayon de lumière qui leur indique qu’il y a bien une sortie au bout de ce long tunnel…

Le sentiment d’abandon, c’est quoi ?

C’est un sentiment qui naît le plus souvent pendant l’enfance. Le contexte ? Un père, une mère parti, décédé ou juste trop occupé pour s’occuper de nous. Un manque terrible d’attention, d’amour ou juste l’impression de ne compter pour personne, de ne pas avoir sa place, une charge trop lourde pour un enfant. Et voici qu’apparaît une blessure profonde au fond de nous, qui ne fera que se creuser, années après années, impossible à exprimer tant elle fait mal. Alors on s’habitue à vivre avec. On peut juste percevoir, si on prête l’oreille, une petite voix qui s’élève et qui dit au fond de nous : « Plus jamais ça, j’ai besoin d’amour, je ne veux plus être abandonné ». Adolescent puis adulte, nos choix amoureux vont être influencés par cette tendance qui ne nous quittera pas jusqu’à ce qu’on la déniche et qu’on la supprime. Cette tendance, c’est celle de se faire aimer, coûte que coûte, pour apaiser notre petit enfant qui souffre encore terriblement, qui n’a pas pu vraiment grandir et s’épanouir dans ces conditions, qui va nous faire adopter des comportements incompréhensibles et nous faire faire des choix parfois désastreux au cours de notre vie.

Quelles conséquences ? Comment le sentiment d’abandon peut-il nous amener à vivre également des relations toxiques ?

En grandissant, afin d’apaiser la douleur de l’abandon, notre petit enfant, encore blessé, apeuré peut nous amener à développer des attitudes diverses, mais qui répondent souvent à 2 schémas principaux.

  1. Le schéma du distant, froid, parfois manipulateur, celui qui se protège de tout pour ne pas souffrir.
    Dans ce cas, nous évitons absolument d’aimer ceux ou celles susceptibles de nous quitter, nous faire revivre cet abandon, raviver la blessure profonde qu’on tente d’oublier. Nous devenons alors froids, distants, manipulateurs pour juste éviter de tomber amoureux. Nous nous marions avec un homme ou une femme qui nous admire, nous encense, dont nous sommes sûrs(es) qu’il ou elle ne nous quittera jamais. Nous devenons des séducteurs, multipliant les conquêtes, transformant nos partenaires en objet pour ne pas se mettre en danger. Nous pouvons même développer une certaine perversion, pour lier l’autre à nous et ainsi s’assurer de son attachement… Cela nous rassure ! Nous ne sommes pas heureux, bien-sûr mais nous avons l’impression de maîtriser tout, d’échapper à la souffrance de notre petit enfant, souffrance que nous tentons de dissimuler tant bien que mal. Cependant, ce qu’on ne réalise pas, c’est que nous souffrons quand même, d’une autre manière, en faisant du mal à ceux et celles qui nous entourent et nous aiment ; en s’empêchant de vivre en harmonie avec notre entourage, en s’empêchant d’aimer vraiment. Et un jour ou l’autre, c’est sûr, nous serons confrontés à nos démons, car nous ne pouvons pas nous mentir indéfiniment et fuir tout une vie sans se faire rattraper.  Un jour ou l’autre, c’est sûr, cette douleur va réapparaître, travestie et violente et nous fera chanceler.
  2. Le schéma du dépendant affectif, qui va tout faire pour se faire aimer et tout accepter pour ne jamais se faire quitter.
    Dans ce cas, nous devenons alors la proie de ces manipulateurs qui nous font croire, un jour qu’on est l’amour de leur vie, pour ensuite nous jeter, nous maltraiter. Tant qu’ils ne partent pas définitivement, l’espoir alors demeure. « Il , elle nous aime, si ! » nous crie notre enfant apeuré, qui accepte alors 90% de maltraitance pour 10% d’amour fou, de passion, de démonstration d’intérêt… Car il appelle amour tout ce qui ressemble à de l’affection. Tout ce qui lui donne l’illusion que, même pour 15 secondes, il est aimé éperdument. Ces quinze secondes, cependant, se transforment bien vite en enfer, car bien sûr, ces relations là ne font que rejouer l’abandon indéfiniment et détériorer encore plus l’estime de soi. Dans une relation de couple, nous sommes toujours celui qui  accepte tout, même l’inacceptable pour ne surtout pas se faire quitter. Les femmes sont souvent dans ce schéma-là car elles veulent maintenir le nid familial qui symbolise plus que tout l’amour que leur petit enfant n’a pas eu en assez grande quantité.

relation toxiqueAlors oui, c’est incroyable et cela peut paraître paradoxal mais dans une relation toxique, le manipulateur et le manipulé peuvent souffrir du même mal : ce sentiment d’abandon qui leur font jouer des rôles toute leur vie, dont ils sont esclaves.
Ils tentent tous les 2 , chacun à leur manière mais de façon complémentaire (c’est pour cela qu’ils s’attirent autant !), de régler et de faire taire leur souffrance. Ils n’y arriveront pas, bien sûr, en répétant leurs comportements compulsifs , téléguidés, qui ne font que répondre à leur peur incontrôlée de se faire quitter et leur désir absolu de se faire aimer, à n’importe quelle condition. Ces comportement se retrouvent aussi, de la même façon, dans le domaine professionnel, familial ou amical. Ce sont les même règles, les mêmes schémas, les mêmes enjeux.

Comment guérir et reprendre sa vie en main ?

La première étape, obligatoire, bien entendu, est de se rendre compte de qui se joue dans nos relations, de mettre à jour ce sentiment d’abandon qui nous fait faire de mauvais choix et dont nous sommes prisonniers. Il faut ensuite développer beaucoup de bienveillance et d’amour pour notre petit enfant qui souffre terriblement. Il faut le câliner, le prendre dans ses bras, le rassurer. Le couvrir d’amour. Il n’a besoin que de cela.

J’ai ressenti, jusqu’à seulement quelques années en arrière, ce sentiment d’abandon. L’impression, enfant, de ne pas avoir été aimée par un père qui avait fait sa vie ailleurs et qui avait accepté l’interdiction de sa nouvelle femme de me revoir. Une maman, qui j’en suis sûre aujourd’hui, m’a toujours aimée, mais qui ne savait pas l’exprimer. Cela a généré chez moi, adulte, dans mes relations amoureuses, une certaine froideur, une peur de m’abandonner à l’autre et des choix amoureux, pour la plupart, qui ne me correspondaient pas mais qui me rassuraient. J’ai réussi, après un travail thérapeutique, à exprimer à mes deux parents le manque d’amour de mon petit enfant blessé. Ils m’ont dit, chacun à leur manière, qu’ils m’avaient aimé pourtant, mais que cela avait été compliqué pour eux aussi. Leur réponse m’a fait un bien fou, en me libérant de mes croyances d’enfants qui avaient jusque-là énormément influencé ma vie. J’ai réussi, petit à petit, grâce à un énorme travail sur moi, à m’aimer, à me respecter, à prendre soin de moi. Cela a changé ma vie, mes comportements et je suis aujourd’hui avec un homme que j’aime profondément et qui me correspond sur tous les plans. Je ne suis plus à la recherche permanente de reconnaissance, ou de relations amicales et mondaines superficielles qui me donnaient l’impression que j’existais pour les autres, que j’étais importante pour eux/elles, alors que ce n’était pas le cas !

La route fut longue, difficile. J’ai souffert mais ce travail sur moi a amené des changements positifs dans ma vie. Mes relations aujourd’hui sont plus restreintes mais plus vraies. Cela m’a permis je crois aussi, de ne plus transférer ce poids de l’abandon à mes enfants, et casser ainsi la « chaîne » héréditaire ! Car ce sentiment d’abandon, non pris en charge, peut passer d’une génération à l’autre et affecter nos enfants de la même manière si on ne le traite pas. Car nos enfants se construisent à travers ce qu’ils perçoivent de nous et nos comportements les influencent bien plus que nos propos.

Je pense aujourd’hui à toutes ces femmes, ces hommes qui souffrent dans des relations toxiques, en tant que victime ou même manipulateur parce qu’elles/ils sont incapables d’aimer, de s’aimer.

femme blessee

Regardez au fond de vous vos blessures, celles de l’enfance, celles plus récentes peut-être.
Faites-vous aider, mais apprenez à vous aimer. Apprendre à vous aimer, c’est l’étape la plus importante. Ne perdez pas de temps à trouver chez l’autre les causes de votre mal, à essayer de comprendre pourquoi il se comporte de la sorte, pire, à essayer de le changer, de le « soigner ». Si vous souffrez, c’est au fond de vous qu’il faut agir.

Lisez cet extrait d’un texte de NYOSHUL KHEN RINPOCHE (1932-1999) « Il faut d’abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l’extérieur de soi, mais à l’intérieur. […] C’est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s’occuper de son propre esprit. L’esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l’enfer ».

Ça ne sert à rien d’essayer de régler le problème de l’autre. Le jour où vous serez guéri(e), l’autre, même avec les pires intentions, n’aura plus aucun pouvoir sur vous. C’est cela que vous devez atteindre. Ne jouez pas non plus les victimes, cela n’a jamais aidé personne à aller mieux. Bien au contraire. Vous ne ferez qu’encore plus attirer les « bourreaux » ou les « sauveurs » et vous conforter dans ce rôle là. Prenez votre vie en main et apprenez à vous aimer, comme la première des priorités.

Si vous vous aimez, personne ne pourra vous abandonner. Vous êtes adultes. Votre conjoint a le droit de vous quitter, de ne plus vous aimer, ce n’est pas de l’abandon. Vous n’êtes plus un bébé, un enfant qui a besoin de se construire avec l’amour des autres. Une rupture, c’est juste une page qui se tourne pour vivre quelque chose qui vous correspond mieux. Vous ne resterez plus avec ceux qui vous font souffrir, vous n’accepterez plus l’inacceptable, sous prétexte de recevoir à certains moments, des cadeaux, de l’affection ou des paroles qui ne sont là que vous vous manipuler et vous lier plus à eux.

Si vous vous aimez, vous n’aurez plus envie de fuir les personnes que vous pourriez aimer passionnément. Vous n’aurez plus besoin de manipuler les autres pour les rendre dépendants, et essayer de croire que vous êtes irrésistible ! Vous n’essaierez plus de multiplier les conquêtes pour fuir votre manque d’amour.

couple amoureuxSi vous vous aimez, vous attirerez ensuite ceux et celles qui vous aimeront, vous respecteront.
Et vous vivrez en totale cohérence avec ce que vous êtes.

Apprenez à vous aimer pour vous libérer de ce sentiment d’abandon qui peut faire de votre vie un enfer.

Vous seul avez la clef !

Echangez avec ceux qui ont vécu des expériences similaires, exprimez vous, entre-aidons nous ! Et ensemble, modifions notre trajectoire, transformons notre vie, transformons le monde et celui de nos enfants.

An-Sofie Green

l'histoire de Laurence

Nous vous proposons d’aller voir le documentaire/interview vidéo que nous avons réalisé et dont les propos ont été recueillis par An-Sofie Green : « Dépendance affective et relation toxique, l’histoire de Laurence »

 

 

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An-Sofie Green

Auteure, chroniqueuse et animatrice
Experte en conduite de changement
Consultante en développement personnel

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20 Commentés

  1. Merci pour ce très beau texte, écrit avec beaucoup de sincérité et de bienveillance. Je suis sûre qu’il allumera une étincelle de certains cœurs brisés.

  2. Merci beaucoup. . Pour cette article vous venez vraiment de réveiller une grande prise de conscience pour moi … depuus quelque temps je cherche certaines reponses et cette article arrive a point !!!

  3. Merci beaucoup pour ces mots… Votre article est un cadeau. De nombreuses personnes ( dont moi même ) vont se reconnaître, en prendre conscience et commencer se long travail sur soi même.

  4. Je connais et reconnais tous ces descriptifs. Je l’ai vécu et le vis encore. Comment s’en sortir lorsque l’on essaye et essaye encore et encore et que, on a toujours l’impression de ne pas être digne d’être aimée?
    L’enfant en moi souffre et la femme encore plus.

    • Chère Alexia, c’est très difficile de s’en sortir toute seule. Surtout quand la blessure est ancienne et profonde. Vous devez comprendre d’ou vient cette impression, rechercher (si vous y arrivez) à quel moment votre « petit enfant » ne s’est pas senti aimé et surtout, c’est le plus important, vous rendre compte qu’aujourd’hui cette impression n’a aucun sens, n’est pas fondée. elle vient juste de votre tête , elle n’existe pas!. Ce n’est que le ressenti d’une enfant qui n’avait peut être pas toutes les données à l’époque. Quand vous vous dites que vous n’être pas digne d’être aimée, vous vous faites juste embarquer par vos pensées, par les fantômes de votre passé: identifiez cela clairement comme une première étape et déjà cela aura moins de prise sur vous.. Ne leur donnez pas prise! Au contraire, quand cela vous arrive, pensez à ceux ou celles autour de vous qui vous aiment, vous apprécient…et qui vous prouvent ainsi que votre impression n’est basée sur rien de concret. Juste du vent…Il y a plein de techniques, de personnes qui peuvent vous accompagner afin que vous vous rendiez compte de cela. N’hésitez pas à vous faire aider, vous devez apprendre à vous aimer. C’est essentiel. Prenez votre vie en main..ne tardez pas..Ça ne sert à rien de continuer à souffrir, il y a des solutions, beaucoup de personnes peuvent en témoigner. Je vous assure qu’on y arrive, ne baissez pas les bras. Dites vous que vous n’avez pas lu cet article par hasard… Avec toute mon amitié.

      • Merci de votre réponse. J’ai déjà fait un premier travail sur cette enfant blessée, sur l’abandon et même revécu le moment de cet « abandon » par mon père (qui est parti en laissant ma mère et moi (bébé à l’époque)! J’ai grandi en cherchant à prouver à mon père que j’étais digne d’être aimée et mes relations avec les hommes ont souvent été dans ce genre de dépendance aussi. Je me cherchais un père au lieu d’un homme avec qui partager ma vie. J’ai compris beaucoup de choses avec les années mais il n’en reste pas moins que je continue de me dire que je ne suis pas « digne » d’être aimée. Tous les hommes que j’ai croisés dans ma vie, qui m’ont peut-être aimée, ont fini par me dire qu’ils ne souhaitaient pas s’engager avec moi (7 en tout!!). J’ai souvent été possessive, jalouse…J’ai beaucoup changé au niveau de mes relations à ce niveau là et j’ai fini par me marier et former une famille. Mais cela reste au fond de moi comme une blessure profonde qui se remet à saigner parfois…La recherche permanent d’être aimée m’épuise et parfois me pousse à m’isoler. Et pourtant, j’ai des amis sympas et ma famille aussi. Mais voilà, guérit-on vraiment?

  5. Bonjour, Vous parlez surtout des relations de couple. Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit d’une dépendance affective d’un fils à son père. Adulte fin quarantaine, marié, des enfants, se sent coupable de ne pas faire les choses comme son père le souhaite, se sent mal dès que son père lui fait un reproche, etc… Il n’est pas capable de dire « Ça suffit !, je n’ai plus à recevoir de commentaires… », de dire « non, stop ». Comment faire ?

    • Bonjour Maud,

      Effectivement l’article traite du couple, même si je mentionne que « Ces comportement se retrouvent aussi, de la même façon, dans le domaine professionnel, familial ou amical. Ce sont les même règles, les mêmes schémas, les mêmes enjeux ».
      Le comportement que vous décrivez peut effectivement faire penser à de la dépendance affective, à un besoin en tout cas de reconnaissance énorme, et on peut imaginer un homme encore à la recherche de l’amour de son père. Mais, vu votre prénom, je présume que vous parlez de quelqu’un d’autre n’est ce pas ? D’un homme proche de vous ? Souffre t’il de cela ou est ce vous qui en souffrez ? S’il en souffre, faites lui lire l’article et voyez si cela lui « parle ». Si c’est le cas, je pense qu’il faut l’encourager à se faire aider, afin d’être capable de vivre comme un homme adulte et non comme un enfant qui a besoin du regard de son père. Si ce n’est pas le cas ou s’il ne l’a pas exprimé, si c’est vous qui en souffrez ou qui le déplorez en observatrice (ou parce que vous êtes impactée par ses comportements) , exprimez lui ce que vous ressentez grâce à la communication non violente (voir PDF sur le blog). Parlez de ce que vous observez chez lui, sans le juger et surtout sans parler de dépendance affective car il ne s’agit que de votre supposition et dites lui que cela vous perturbe voire vous rend malheureuse. Ca lui permettra peut-être de se rendre compte que son comportement est source de problème et ainsi de commencer à se poser des questions importantes…Mais s’il n’est pas prêt, s’il nie, lâchez prise. Concentrez vous sur vous, montrez l’exemple de quelqu’un qui sait mettre des limites et dire non et qui du coup a une vie beaucoup plus harmonieuse. Veillez à ne pas vous laisser envahir non plus. N’essayez pas de régler le problème des autres.. C’est aussi un message important de l’article. Bon courage Maud. J’ai répondu en fonction du peu d’éléments que j’avais, j’espère quand même vous avoir donné quelques pistes.

  6. Merci pour ce joli article qui m’a arraché quelques larmes. Je suis plus que concernée, je souffre de cette dépendance chaque jour un peu plus et je suis en train de gâcher ma relation actuelle à cause de cela, parce que je suis trop exigeante et que j’ai trop peur de me faire quitter, trop peur de ne plus être aimée. J’ai trop donné depuis 2 ans de relation au point d’en perdre le sourire l’énergie et même la santé, tout en ayant l’impression de n’avoir rien en retour, et de ne pas être aimée. Et il est à bout de mon comportement ce qui fait que je souffre encore plus. J’ai besoin d’être l’exclusivité de quelqu’un, malheureusement ce n’est pas le cas, j’en viens à me dire que je ne vaut rien que je n’ai aucun intérêt et que ma vie n’a aucun intérêt. Et j’ai peur de reporter cela sur mes enfants en les étouffant d’un trop plein d’amour pour qu’ils ne souffrent pas comme moi qui aies l’impression d’en manquer. C’est un combat au quotidien qui devient insupportable…

  7. Et enfin tout s’éclaire! Merci infiniment pour cet article qui me fait enfin avancer, qui m’explique enfin en même temps le fonctionnement de différents membres de ma famille, et me confirme la porte de sortie. Un grand merci encore! Bravo pour ce magnifique article qui mérite d’être lu et relu largement!

  8. Je subit cet état actuellement depuis un an, depuis le départ de ma femme avec les enfants et n’arrive pas à faire surface, le manque de confiance en moi renforce ce sentiment d’abandon.
    L’envie de lutter et le goût de vivre me manque. Pourtant j’ai beau me dire que je suis en bonne santé, que j’ai deux beaux enfants que j’aime et qui m’aiment, que j’ai un toit, de quoi manger…. Mais cela ne suffit pas à guérir ce sentiment d’abandon et de solitude.
    Je n’arrive pas à trouver en moi la force d’être heureux.
    De savoir que ce sentiment d’abandon puisse remonter à l’enfance ne m’ouvre aucune issue si ce n’est de la désolation.
    Je sais qu’il faut que je cherche de l’aide auprès d’un professionnel, mais je ne fais pas la démarche.
    Merci de votre écoute. Cordialement.

  9. Merci pour ce texte si lucide, je comprends tout et je continue de m’attacher à un partenaire avec lequel je vis de la maltraitance, d’ailleurs peut-être aussi en n’acceptant pas la séparation que je le maltraite.
    J’inspire à tout le contraire, j’ai fait un long travail sur moi, une thérapie enrichissante, mais je reste bloquée,
    je dis depuis peu à mes amis que je pense ne pas mériter une relation, saine et tranquille
    il m’arrive même de penser que je pourrais mettre tout parterre
    voilà je me suis confiée

  10. Bonjour… J’ai beaucoup aimé votre article que j’ai trouvé superbement écrit.
    Je suis sortie de cette dépendance affective il y a un peu plus d’un an….mais que de larmes versées, de neurones grillés à comprendre comment on peut devenir une si « petite chose  » alors qu’on a du caractère ! …
    Pour ma part, fille de mère abandonnée, de grand-mère rejetée, abandonnée moi-même, je partais de loin…. Les prises de consciences sont très importantes dans le travail que l’on fait…. parce qu’on met du temps comme je l’ai dit à comprendre et à démonter notre propre mécanisme. Et la joie supplémentaire : mon fils n’a plus le problème. Donc oui on sort de cet engrenage…
    La magie veut que par effet de résonance il n’y a justement plus de résonance… donc on n’attire plus les relations toxiques, les manipulateurs etc… , que ce soit sentimental ou amical, voire professionnel. Si par malheur on en croise un (ou une), on le renvoie dans ses 22 , en aller simple (j’ai testé récemment un retour impromptu de l’énergumène manipulateur)… Ces gens n’ont plus d’emprise.
    J’ai 2 amies actuellement qui tournent encore là dedans. Leur intelligence entend et comprend mais elles n’arrivent pas à quitter leur relation maltraitante…
    J’espère que cet article leur fera prendre conscience de leur propre blessure…
    Je souhaite à toutes et tous , qui souffrez de cette blessure de reprendre le courage, de vous aimer passionnément dans tous les aspects de votre Etre….de vous estimer infiniment. Coeurdialement.

  11. bonjour
    je ne sais par ou commencer ma souffrance est tellement profonde est ancienne que j ai tjrs vécu de la sorte je me ss tjrs considérée comme une femme enfant qui me plaisait car je pensais garder le coté innocent
    je ss issue d une famille nombreuse la benjamine avec des parents agés et j avais tjrs le complexe de ne avoir eu des parents jeunes comme mes camarades de classe j en veux pas à mes parents car ils avient bcp de prb à élever leurs enfants et moins se temps d éxprimer leur amour en plus ils etaient pudiques pour le faire j ai tjrs voulu dire à ma meer que je l aimais mais j avais un blocage et j étais plus proche de mon pere car il etait sensible et plein d afféction j ai tjrs eu le sentiment que ma mere me détester car elle aimer ma soeur plus que moi et j étais aussi pas belle au point d attirer les regards sur moi et ma mere disait tjrs que ma soeur etait plus belle que moi
    je me rapele durant mon adoléscence que j ai développer un sentiment de haine vis -vis de ma mere et j écrivais dans mon carnet que j étais mal aimer et que jevoulais fuir la maison
    en plus à l école je me sentais inférieure à mes camarade de classe car je me considérée moche
    en grandissant et moi qui croyait etre une enfant gatée je faisais tous pour satisfaire mon entourage et mainant je prend conscience à travers votre article qui m a secouer au point que j écris en pleurant que je le faisais pour ne pas etre abondonner j ai tjrs confondu bonté du coeur et sentiment d abondon
    durant mes études unversitaire j étais métamorphosée je de venais trés belle trés attirante irrésistible et la à commencer mon parcours de multiplication des conquetes inconsciente que c etait l enfant blessé en moi qui réclamé tt l afféction et tt l admiration doit se focaliser autour de lui
    c vrai les hommes qui voulaient s engager sérieusement avec moi je prenais tjrs la décision de rompre et mainant je réalise que c etait la peur de l engagement je me lancais tous le temps dans des relations impossible avec des éxcés de crise de jalousie d angoisse permanent et la peur de l abondon mais ce qui à fait dégénéré mon état c les trahisons amoureuses que j ai subi à maintes reprises mais la plus profonde une relation de 10 années de ma vie sous la domination d un pervers narcissicique j ai tous subi et acccépter j usqu au sacrifice de mon bien etre et ma sa nté la je devais rompre et les bléssures de l enfance forment une alliance avec mes décéptions amoureuses et les bléssures devienent plus importantes et profondes
    en plus dans mon job j etais la mere poule de tous le monde je donnais sans modération à tous les niveaus ceux qui m entourer profitaient au max avec une ingratitude de leurs part voir meme des trahisons le mal prend de l ampleur et je craque je ss actuellement suivi par un neuro psychiatre pour une dépréssion majeure severe atypique psychotique j ai quitter mon boulot j ai qutter tous mon entourage je vis seule mes parents sont décédés et avec la solitude j ai éxplorer le monde du net et le shémas de la multiplication des relations toxiques qui recommence au départ comme un compte de fée puis je met fin croyant que c es hommes ne m a ime pas je ss victime et la vérité dont je viend d enpprendre conscience que le prb provient de moi car ma jalousie éxcive et vouloir prendre le control sur l autre contribuer à l échec j étais pas consciente jj usqua ce que je lise votre article et j en prends conscience
    actuellent je ss en contacte avec un officier marrin depuis peut de temps c etait la joie l osmose entre nous deux la bonne humeur un monde magic et du moment qu il est en mer le prb de connéxion était le déclic pour reproduire le meme shémas de jalousie le comment le pourquoi je surveillais sa connéxion sur skype et sur le site ou nous nous sommes rencontés et dés que je vois que c allumer j en deviens malade il ma tropme etc etc j ai éxploser je lui écris des km de reproches en étant une vrai victime meurtrie et trahie mais je lui est révéler que j ai subi des infidélités et que j avais peur enfin le prb est passé et lui il ne réalise meme pas les raisons de mon comportement ni comment c prb ont surgit
    il y a deux jours je lui ai écris que j allais plus lui faire subir mon éttouffement et que lui laisser s épanouir dans sa vie de tjrs j ai fait des éfforts de ne plus éspionner s il est connécté je lui laisse le temps de s e n remettre et me refaire confiance et ne pas avoir peur de moi car il voulais s engager mais avec cet incident j appréhende qu il me quitte mais je reste sage et je dois attendre s il va continuer ou bien partir te je l en veut pas on vérra
    mainant tt est claire pour moi je ss à l origine de tous ce qui m arrive mais je l ai fait inconsciemment je dois apprendre à vivre avec moi meme aimer cet enfant meurtri et bléssé et je dois y arriver je sais que c trop trop difficil de changer du jour au lendemain
    merci de m avoir lu et j attends votre aide et votre soutien
    je vous donne mon skype lune.lune761
    MERCI DU FOND DU COEUR

    • Bonjour,désolée du retard de ma réponse. Je vais prendre le temps de vous répondre ce week end, votre message m’a beaucoup touchée
      Cordialement, An-Sofie

    • Bonjour, j’ai pris le temps de lire votre long message, dans lequel, effectivement, je sens beaucoup de souffrance. Cependant, je pense que le fait d’avoir réalisé que vos comportements excessifs, vos émotions intenses et plutôt négatives viennent probablement d’un sentiment d’abandon, est une étape primordiale. Surtout, ne culpabilisez pas…Vous faites ce que vous pouvez. Votre jalousie, vos peurs ne sont que les conséquences d’une souffrance profonde. Le plus important aujourd’hui est d’avoir beaucoup de compassion pour vous, pour votre petit enfant qui n’a pas réglé son problème et de ne pas vous juger . Il faut aller rapidement voir et traiter cette souffrance , et cela avant de construire une nouvelle relation amoureuse. Sinon, vous répéterez inlassablement les mêmes histoires difficiles. Je ne sais pas si vous êtes encore suivie, suite à votre dépression, mais je vous conseille fortement de vous faire aider par un psychothérapeute dans votre région pour apprendre à vous aimer, à vous faire confiance, ce qui vous permettra ainsi de faire confiance à vos partenaires et de mener une vie, professionnelle, amoureuse et sociale plus sereine. Je vous souhaite bon courage. Vous avez déjà fait un grand pas en mettant le doigt sur l’origine de cette souffrance, poursuivez votre chemin sans attendre. La priorité est vraiment de régler cela, avant de chercher une solution chez un partenaire, via une relation, même si celui ci est « merveilleux ».. Ce n’est pas lui qui traitera votre souffrance. Il ne fera que la subir . Avec toute mon amitié, An-Sofie

  12. Bonjour et merci An-sofie pour votre site .
    Je suis en analyse depuis plus de 4 ans,actuellement je fais une « pause » car j’ai le sentiment de ne pas avancer .
    J’ai bien pris conscience de mon comportement de dépendant affectif,de mon attente de reconnaissance de la part de certaines personnes.
    Mais c’est plus fort que moi,une angoisse m’envahit dès que je perçois une forme de rejet ou d’indifférence à mon égard et je rumine a n’en plus finir.
    J’en ai assez d’avoir besoin d’être rassuré sur l’affection que l’on peut me porter,je me sens éternellement en insécurité dans les relations qui comptent pour moi .
    Je me sens si vulnérable,j’en ai honte .

    • Bonjour Fred, et merci pour votre message si authentique.. Ce que vous décrivez est vraiment le symptôme d’une blessure profonde , peut être pas complètement identifiée, qui fait que vous avez du mal à vous aimer, à vous estimer.Je ne sais pas si vous avez trouvé l’origine de cette blessure pendant votre analyse. Déjà, le fait d’avoir pris conscience de votre comportement de dépendant est un grand pas. Peut être qu’effectivement, aujourd’hui , vous avez plus besoin de quelqu’un (coach ou thérapeute) qui vous aide à travailler en profondeur sur vos émotions actuelles, sur ce que vous ressentez . Sachez juste que ces mots que vous posez « rejet », « indifférence » ne sont que des jugements de votre part, une façon partiale qu’a votre esprit de voir, d’évaluer une situation, qui ne correspond pas forcément à la réalité. Quand nous sommes persuadés au fond de nous de ne pas être « aimable, intéressant, attirant, à la hauteur etc.., tout geste, toute parole, tout comportement de l’autre est systématiquement filtré, interprété, jugé, perçu à l’aune de ce que nous pensons de nous même..même si ce n’est pas du tout le cas! Et en plus, la façon dont nous nous voyons, influence la façon dont nous voient les autres donc c’est le cercle vicieux. . Il est important d’identifier très vite ce qui chez vous vous met dans une telle insécurité.. Il est temps de vous regarder avec d’autres yeux. Il est temps de de développer de la bienveillance à votre égard..Vous êtes vulnérable..mais heureusement!!! Pourquoi en avoir honte? Vous n’êtes pas un robot. Vous êtes humain.. Ceux qui se disent ou paraissent invulnérables portent bien souvent une armure qui ne fait que protéger une énorme souffrance et fragilité, qui tôt ou tard rejaillira avec puissance et beaucoup de dégâts (voir mon article dans le PDF « Osez être vous même »). Mes conseils : 1/ Acceptez ce que vous êtes aujourd’hui, votre blessure, votre fragilité, vos doutes . C’et une grande force. Vous êtes cette personne là, vous en êtes là aujoud’hui et qui peut dire que c’est bien ou c’est mal? 2/ Dès que vous ressentez une angoisse liée à un sentiment de rejet, essayer de la regarder « dans les yeux » sans la fuir..de la lier peut être à l’origine de cette blessure (abandon, rejet?). De vous envoyer plein d’amour et de bienveillance..Au moins au petit enfant qui souffre au fond de vous. 3/Faites effectivement une pause avec l’analyse et allez voir un thérapeute ou coach qui travaille d’avantage sur vos émotions et la dépendance affective. Il y a des stages très puissants avec des personnes qui souffrent des mêmes maux.. Ca aide vraiment! 4/ Essayez la méditation.. Cet outil si puissant qui va vous aider à identifier vos pensées négatives à l’origine de vos angoisses. Ces pensées, créées par votre esprit, vont et viennent, n’ont pas de réalité propre. Et pourtant elles ont une telle capacité à nous faire souffrir! La méditation va vous aider à les identifier à réduire leur impact. Plein de courage Fred et bravo pour votre courage d’affronter vos démons et de vous exprimer. Ça n’est pas si facile, c’est un grand atout. Avec toute mon amitié, An-Sofie

  13. Bonjour, et merci énormément An-Sofie pour votre site. Je suis père de deux enfants de 11 et 15 ans et suis marié depuis 16 ans. Depuis environ 3 ans, j’ai senti que mon épouse commençait à s’éloigner de moi. Donc je le lui reprochais, et en même temps m’accrochais à elle. Cela l’incitait je pense à vouloir s’éloigner de plus en plus. Je pense que j’ai souffert en étant petit de (a) rejet et (b) d’abandon de la part de mes parents. Ces 2 blessures ont contribué à (a) fuir ma maison ou (b) me sentir dépendant affectivement de mon épouse à chaque conflit où je reprochais à ma femme de ne plus vouloir être avec moi. Il y a quelques mois, mon épouse m’a proposer de nous « séparer » (sans divorce), mais elle m’a aussi demandé de rester à la maison pour l’équilibre des enfants. J’essaye de faire le deuil de notre relation, mais cela n’est pas facile en restant sous le même toit. De plus, il y a souvent de la tension entre nous quand je suis à la maison. En meme temps, je ne veux pas fuire la maison, c’est ma femme qui a voulu mettre fin à notre relation, donc je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de fuire la maison. Et j’aime trop mes enfants pour les quitter comme cela. Depuis 3 mois, je suis une thérapie pour me sortir de ce cercle vicieux. J’apprends à m’aimer, je fais de la meditation, du sport, etc. Je pense avoir fait des progres sur le plan de mon développement personnel, mais les relations avec mon épouse ne progressent pas vraiment, peut-être que j’espère toujours qu’on se retrouvera un jour, et peut-être que je suis toujours en position de dependance affective. J’ai aussi toujours peur de rejet de ma femme, et probablement peur de solitude si je devais quitter la maison et « abandonner » mes enfants. Donc je sens que je fais des progress, mais en même temps j’ai l’impression de tourner un peu en rond. Merci encore pour votre site. Julio

  14. Bonjour votre texte m à fait un bien fou et m à permis de me comprendre mon fonctionnement car je suis dans une souffrance extrême mon cas est particulier je suis avec une fille beaucoup plus jeune que moi lorsque je l ai rencontré je sortais d un des celui de mon père et en pleine rupture qui s est très tres mal passer mon cauchemar ne s arrêtant pas la je perd ma mère 10 mois après le décès de mon père donc tout ce qui faisait la base de ma vie je le perd car même les enfants qui auraient pu me réconforter je ne les voyais plus ,pour revenir à ma relation cette fille qui a 16 ans de moins que moi et une fille fragile sans aucun repère nous nous mettons donc ensemble et il se produit un réel coup de foudre qui avec su recul est du au fait que nous étions 2 personnes fragiles à se moment là en tout cas ç est mon avis ,nous étions fusionel 7/7 et 24/24 ensemble nous ne formions qu un, elle étais douce attentionné j étais le centre du monde je me sentais aimer à la folie et voilà qu au bout de 2 ans je suis incarcéré en prison et la le monde s écroule plus aucun contact physique car nous avions interdiction de nous voir et tout à coup je vois une autre personne totalement différente aucun soutien un manque de respect permanent une arrogance plus aucune douceur j accepter des choses qu auparavant je n aurais accepté je vois une fille que je ne connaissais pas je suis sous le choc et me pose des questions sur la sincérité de notre relation d avant j ai une peur noir d été abandonné je ne contrôle plus mes émotions je souffre jé souffre d autant plus que j ai tout donner à cette fille j ai tout fait pour elle ,elle qui étais perdu seule je ne vois aucune reconnaissance je suis perdu aidez moi svp

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